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Effets du cannabis oral et du dronabinol sur la capacité à conduire. [Effects of oral cannabis and dronabinol on driving capacity.]
20061206 ST [electronic version only]
Giroud, C. Augsburger, M. Favrat, B. Menetrey, A. Pin, M.A. Rothuizen, L.E. Appenzeller, M. Buclin, T. Mathieu, S. Castella, V. Hazekamp, A. & Mangin, P.
Annales pharmaceutiques françaises, Vol. 64 (2006), No. 3 (mai), p. 161-172, 30 ref.

Samenvatting Two retrospective epidemiologic studies have shown that cannabis is the main psychoactive substance detected in the blood of drivers suspected of driving under the influence of psychotropic drugs. An oral administration double-blind crossover study was carried out with eight healthy male subjects, aged 22 to 30 years, all occasional cannabis smokers. Three treatments and one placebo were administered to all participants at a two week interval: 20 mg dronabinol, 16.5 mg D9-tetrahydrocannabinol (THC) and 45.7 mg THC as a cannabis milk decoction. Participants were asked to report the subjective drug effects and their willingness to drive under various circumstances on a visual analog scale. Clinical observations, a psychomotor test and a tracking test on a driving simulator were also carried out. Compared to cannabis smoking, THC, 11-OH-THC and THC-COOH blood concentrations remained low through the whole study (<13.1 ng THC/mL,<24.7 ng 11-OH-THC/mL and<99.9 ng THC-COOH/mL). Two subjects experienced deep anxiety symptoms suggesting that this unwanted side-effect may occur when driving under the influence of cannabis or when driving and smoking a joint. No clear association could be found between these adverse reactions and a susceptibility gene to propensity to anxiety and psychotic symptoms (genetic polymorphism of the catechol-O-methyltransferase). The questionnaires have shown that the willingness to drive was lower when the drivers were assigned an insignificant task and was higher when the mission was of crucial importance. The subjects were aware of the effects of cannabis and their performances on the road sign and tracking test were greatly impaired, especially after ingestion of the strongest dose. The Cannabis Influence Factor (CIF) which relies on the molar ratio of active and inactive cannabinoids in blood provided a good estimate of the fitness to drive. (Author/publisher) French abstract: Deux études épidémiologiques successives ont montré que le cannabis était en première position des substances psychoactives détectées dans le sang des conducteurs soupçonnés de conduire sous l’influence de produits psychotropes. Une étude croisée d’administration contrôlée de cannabinoïdes par voie orale, randomisée, en double aveugle, a été réalisée avec huit sujets sains masculins, tous consommateurs occasionnels de cannabis et âgés de 22 à 30 ans. Trois traitements et un placebo ont été administrés à chaque sujet à deux semaines d’intervalle : 20 mg de dronabinol, 16,5 mg de D9-tétrahydrocannabinol (THC) et 45,7 mg de THC sous la forme de décoctions de cannabis dans le lait. Les participants ont été soumis à des examens cliniques, des questionnaires, un test psychotechnique (test des panneaux routiers) et à un test sur simulateur de conduite. Des échantillons de sang ont été prélevés et les profils cinétiques ont été comparés aux résultats des différents tests effectués. Comparativement au cannabis fumé, les concentrations individuelles mesurées dans le sang évoluent dans une gamme de faibles valeurs (? 13,1 ng/mL pour le THC, ? 24,7 ng/mL pour le 11-OH-THC et ? 99,9 ng/mL pour le THC-COOH). Deux sujets ont été victimes de troubles anxieux passagers suggérant que la survenue d’un tel événement chez les consommateurs de cannabis au volant doit être envisagée pour expliquer certains comportements routiers inadéquats. Aucune association évidente n’a été trouvée entre l’apparition de ces effets indésirables et un marqueur génétique de vulnérabilité aux troubles anxieux et psychotiques (polymorphisme génétique de la catéchol-O-méthyltransférase). Les questionnaires ont montré que le refus de conduire est d’autant plus fort que l’urgence de la course était moindre et que ce refus s’atténuait avec le temps pour rejoindre le placebo lorsque l’effet ressenti et les taux de cannabinoïdes actifs dans le sang devenaient négligeables. Les résultats des tests des panneaux routiers et surtout de poursuite de trajectoire sur simulateur de conduite ont été nettement péjorés par la prise de cannabis ou de dronabinol. Le facteur d’influence cannabique (CIF) qui dépend du rapport molaire des concentrations des cannabinoïdes actifs aux cannabinoïdes inactifs a permis une bonne estimation de la période pendant laquelle les sujets ressentaient fortement les effets du cannabis et avaient leurs performances psychotechniques et de conduite affectées négativement par la prise de cannabis ou de dronabinol. (Author/publisher)
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